Les interrogations les plus fréquentes sur la hijama, ses effets et sa compatibilité avec votre quotidien.
Suite aux succions réalisées, il apparaît une coloration rose voire violacée, ce qui est tout à fait normal et montre l'intérêt du traitement. Si la peau ne se colore pas, cela signifie que la ventouse n'a pas été posée à un endroit nécessitant un traitement, ou pas au meilleur moment du mois.
La coloration peut durer 7 à 10 jours, puis vire progressivement vers une teinte jaunâtre-brunâtre avant de disparaître. Les incisions épidermiques peuvent provoquer des démangeaisons : c'est normal, c'est le processus de cicatrisation. Il peut être facilité par l'application de miel ou d'huiles.
Pour les enfants, elle est réalisable dès 2-3 ans, lorsque l'enfant adopte le même régime alimentaire qu'un adulte. Elle devra cependant être sèche aussi souvent que possible.
Dans le cas où une hijama humide doit être faite, il est important de faire appel à un praticien expérimenté. C'est environ vers l'âge de 10 ans que l'on pourra proposer une hijama humide de manière générale.
Il est possible de pratiquer la hijama chez la femme enceinte, on distingue deux cas :
Hijama humide — réalisable si l'état général le permet, mais jamais sur les points concernant les maladies de l'abdomen, le bas du dos ou l'utérus. Par exemple, en cas d'entorse à la cheville, la hijama peut être réalisée sur la lésion.
Hijama sèche — peut être réalisée sur des points visant des anomalies de l'abdomen ou de l'utérus, mais devra s'abstenir durant les trois premiers mois de grossesse.
S'il s'agit d'une anomalie propre à la grossesse, il faut prendre conseil au préalable auprès de son médecin avant tout projet de hijama.
Ce point fait l'objet de divergence entre les savants.
Position de l'annulation — l'imam Ahmad, Ibn Khuzaymah, Ibn Al Qayim, Sheikh Al Outhaymin et d'autres se basent sur le hadith de Shaddad ibn Aws : « Al hajjam et al mahjum voient leur jeûne rompu ».
Position de la validité — selon le hadith de Ibn Abbas : « Le Prophète ﷺ a subi une hijama tandis qu'il jeûnait ». L'imam As-Shafi'i et Ibn Hajar considèrent que ce hadith abroge celui de Shaddad. La majorité des savants, dont l'Imam Malik et Abu Hanifa, considèrent que la hijama n'annule pas le jeûne.
Certains savants, dont Sheikh Ibn Baz, considèrent que la hijama invalide les ablutions en raison de la quantité de sang extraite. D'autres considèrent que l'écoulement de sang (hors parties génitales et anus) n'annule pas les ablutions.
Anas Ibn Malik رضي الله عنه rapporte : « Le Prophète ﷺ a subi une hijama puis a prié sans avoir refait ses ablutions ». Sheikh Ibn Uthaymin a qualifié cet avis de plus juste.
Source : « La hijama : fondements, techniques, conseils » du Dr Ait M'hammed Mouloud.
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